La Suisse à deux roues

Gaël à vélo sur le Zimmerberg, avec loin en contrebas le lac de Zurich

Pour qui aime le vélo, la Suisse est loin d’être plate… Voilà deux mois que nous habitons ici et nous avons pu déjà profiter amplement de ses routes de campagne, de ses chemins de montagne en gravier, ou simplement, des pistes cyclables longeant les routes principales. La Suisse possède un réseau vraiment intéressant pour les cyclistes. De plus, on peut emporter son vélo avec soi dans le train, dans un funiculaire, une gondole, un télésiège, ou même dans la plupart des autobus. Comme d’habitude, ces privilèges se payent et un billet pour prendre un transport avec son vélo coûte le double d’un billet normal, jusqu’à concurrence de 14 francs pour une journée complète (train + bus). (Par comparaison, un billet pour emmener son chien dans le train coûte 25 francs.) La combinaison train-bus-vélo est vraiment incroyable. Il est très facile de prendre le bus pour monter en haut d’une colline puis de redescendre tranquillement. Gaël et moi, on se fait des sorties père-fils comme ça. Après le travail, on prend le bus pour monter la montagne sur la rive ouest du lac de Zurich, le Zimmerberg. Là-haut, dans un petit village appelé Hirzel, il y a une forêt avec de belles pistes de vélo de montagne. La vue est imprenable sur le lac.

Vue du Lac de Zurich du Zimmerberg, près de Hirzel.

Quelques autres sorties en famille

Wädenswil, c’est un peu la campagne (rappelez-vous mon analogie avec les abords du lac Memphrémagog). À 5 min de vélo de chez nous, vers le sud, il y a un petit chemin à peine assez large pour faire rouler une voiture. Il mène à travers la campagne vers le village de Richterswil. On y croise des vaches, des moutons, une petite ferme où on vend de l’agneau et des maisons avec des vues juste pas possibles.

Sur la vieille route du pays (Alte Landstrasse) menant de Wädenswil à Richterswil. Nous la faisons en famille presque à chaque semaine. C’est environ 1h aller-retour.

Si on prend vers le nord, on arrive au village d’Au, prononcé Aow, comme lorsqu’on se donne un coup de marteau sur un doigt. Une autre belle randonnée à vélo. C’est le site d’un vaste vignoble et d’un château du 18e siècle style « Moulinsart », le tout sur une péninsule s’avançant dans le lac de Zurich. Le « Weinbauzentrum » (Centre de la vigne) d’Au offre des dégustations de vins régionaux que nous imaginons succulents. Toutefois, nous hésitons encore à y aller: le prix d’entrée est de 200 francs pour la dégustation…

Sortie à vélo au château d’Au. C’est à 20 minutes de la maison.
Autre exemple de paysage de vélo: la campagne, entre Baar et Wädenswil. Ce jour-là, nous avons fait ce trajet d’environ 1h30 à vélo sur de petites routes de campagne.
Autre randonnée familiale: Gaël et son meilleur ami Benicio dans la vallée de la rivière Sihl, dans la campagne de Wädenswil.

Le Pizol. À la montagne en vélo

En fin de semaine, Gaël et moi avons fait notre première sortie importante de vélo en montagne. Nous nous sommes rendus au sommet du Pizol, un pic d’environ 2800m dans la région de Saint-Gall (à l’est de la Suisse). Pour monter à son camp de base, la Pizolhütte à 2222 m, nous prenons le train jusqu’à la ville de Bad Ragaz avec nos vélos, puis un autobus, puis une gondole et deux télésièges. Sophie et Flavie montent avec nous, mais elles redescendront.. en gondole.

La vue vaut le déplacement. En contrebas, le haut Rhin déploie ses méandres dans la vallée du Liechtenstein environ 1800 m plus bas. Pour un Québécois, ce contraste entre haute montagne et vastes plaines dignes de la vallée du Saint-Laurent est assez dépaysant.

La plaine du haut Rhin, serpentant entre les massifs montagneux. On voit quatre pays dans cette photo (l’Allemagne et le lac de Constance au loin au fond à 50 km, le Liechtenstein dans la vallée en bas et l’Autriche au fond à droite.
Route de vélo serpentant dans les montagnes. Ces routes de vélo sont beaucoup plus difficiles qu’elles en ont l’air comme ça.
Quand les pistes sont trop boueuses ou « défoncées » on préfère descendre directement sur le gazon de l’alpage.

Je regrette ici de ne pas avoir pris assez de photos de notre descente en vélo de montagne, mais c’est parce qu’elle était plutôt ardue. Nous avons pris la piste Geissatraum: 17 km de chemin de terre avec 1850 m de dénivelé vertical. Deux fois le Mont-Tremblant. Gaël a fait ça comme un champion avec la prudence qu’on lui connaît déjà. Il semblait avoir un bon jugement et n’hésitait pas à descendre de son vélo quand c’était trop à pic. On a pris notre temps et on a eu beaucoup de plaisir ensemble.

Petite pause de vélo sur le chemin de Bad Ragaz

Le Zürichsee slow-up

Comme si nous n’en avions pas eu assez du Pizol à vélo, le lendemain, en ce beau dimanche de septembre, nous avons participé au Zurichsee slow-up, un événement annuel cycliste autour du lac de Zurich. Pour l’occasion, la route du bord du lac côté est est fermée aux automobiles sur 30 km et on peut y circuler librement à vélo. Il y a du monde, mais ça vaut vraiment le détour. En chemin, on se fait donner des cadeaux par les commanditaires. On longe aussi un des plus importants vignobles de la région, à Stäfa, et on peut même déguster des vins locaux.

Nous y sommes allés avec la famille de Benicio, l’ami de Gaël à son école. Nous avons eu beaucoup de plaisir. À la toute fin, Gaël a été invité au restaurant par la famille de son ami. Nous en avons profité pour visiter le château de Rapperswil, à l’extrémité du lac de Zurich.

La ville de Rapperswil vue de la tour du château. (J’ai oublié de prendre le château en photo, désolé. Il faudra venir le voir)

Le Slow-up se termine pour nous vers 17h à Rapperswil. Sophie, Flavie et moi, on retourne à Wädenswil en Vélo. 14 km de plus. Comme si on en n’avait pas eu assez…

Annexe A: À la job en vélo

Le vélo n’est pas qu’un loisir ici non plus. Comme à Montréal, c’est mon principal moyen de transport pour me rendre au travail. De Wädenswil à Rüschlikon, chez IBM, il faut compter 15 km environ. À l’aller, il faut grimper environ 100 m d’altitude. Au retour, l’énergie potentielle emmagasinée nous permet d’atteindre des vitesses records sur certains tronçons. Ce qui me fascine plus que tout, c’est le faible nombre d’arrêts obligatoires en chemin. J’ai compté 4 feux de circulation et… deux arrêts-stop. Il y a des ronds-points partout. En guise de comparaison, à Montréal, entre notre maison et mon travail, je pense que je peux compter une dizaine de feux rouges et une bonne vingtaine de stops sur à peine 7 km. On est toujours arrêtés ou en train de se sentir mal parce qu’on brûle des stops où il n’y a, de toute manière, personne. C’est pas des blagues. Ici, je peux filer à vive allure, de sorte que je franchis le double de la distance en à peine plus de temps qu’à Montréal. Pour en profiter, je me suis équipé de la tête aux pieds. « Habillé en mouche », comme dirait mon collègue Alain, cycliste redoutable. Qu’importe, j’assume pleinement mon statut de moucheron, ou encore, comme disent les anglais, de MAMIL, pour « Middle aged man in Lycra ».

The return of the fly… avec mon premier vélo de course à vie. Remarquez comment le jaune du casque s’agence avec celui de ma sacoche. C’est voulu!

Publié par Famille QuebecZurich

Une famille Québécoise avec de jeunes enfants vivant une année en Suisse alémanique. Découvrez la Suisse avec nous: géographie, culture, plein air, vie familiale. Bonne lecture à tous.

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