Les lacs de Suisse

Comme au Québec, les lacs font partie intégrante de la culture Suisse. Tout le monde s’y retrouve pour pratiquer des sports nautiques ou simplement partager l’instant d’une conversation en admirant le paysage. Malgré sa petite superficie (41 000 km^2), la Suisse est fière de ses 176 lacs, dont une vingtaine font plus de 5 km^2. Les plus gros lacs de Suisse sont de taille tout à fait respectable (lac Léman, 580 km^2 – lac de Constance, 530 km^2 – lac Majeur, 228 km^2 – lac de Neuchâtel, 215 km^2 – lac des Quatre-Cantons, 115 km^2 – lac de Zurich, 88 km^2).

Du point de vue d’un Québécois, cela peut à première vue sembler banal quand on sait que notre province à elle seule compte 3,6 millions de plans d’eau douce dont la superficie totale, 207 000 km^2, recouvre 5 fois la Suisse. Le lac Mistassini, le plus grand lac naturel du Québec, possède une superficie supérieure à celle de tous les lacs de la Suisse (mais y êtes-vous déjà allés?). Le Lac Saint-Jean, lui, couvre une superficie de 1000 km^2, le lac Saint-Pierre, 350 km^2 et le lac des Deux-Montagnes, jouxtant Montréal, 150 km^2.

Bien sûr, ce n’est pas la quantité qui compte, direz-vous, mais la qualité. Et les lacs suisses n’ont rien des marais du moyen nord québécois. Ils se distinguent d’abord par leur limpidité et leur propreté. L’eau de la plupart des lacs suisses est potable (pas juste baignable… potable!!). Même l’eau du lac de Zurich, en plein coeur de la plus grande agglomération suisse (> 1M habitants), peut être avalée de travers sans danger. On n’en dira pas tant du Lac Saint-Pierre ou du Lac des Deux-Montagnes…

Les eaux émeraude, qui font la fierté des lacs des Rocheuses canadiennes, ou, plus près de nous, des rivières de Gaspésie ou d’Anticosti, sont la norme ici. Les lacs de tête sont très froids, car leur eau provient directement des nombreux glaciers du pays. Par contre, les lacs de vallée, incluant tous les plus gros lacs de Suisse, sont assez chauds. Nous avons été agréablement surpris, lors de notre première baignade dans le lac de Zurich, que l’eau y soit à une température d’environ 26 Celsius (80 Fahrenheit). On peut y rester de longues heures.

Fait encore plus appréciable, il n’y a aucune bibitte en Suisse. Je m’explique ce fait étrange pour un Québécois par la forte pente des vallées qui empêche l’eau de stagner sur la roche dure comme sur notre Bouclier canadien. Je pense que je vais me ramollir la couenne ici et que mon prochain voyage au réservoir Gouin – qui tient son nom du fait que c’est le réservoir à Maringouins du Québec – risque d’être plus pénible que d’habitude…

Notre lac: le lac de Zurich

Le lac que nous connaîtrons sans doute le plus est celui situé à 100 m de chez nous, le lac de Zurich. Nous admirons sa vue à tous les jours, comme la plupart des résidents locaux car la vue sur le lac est un bien immobilier qui se respecte. Les rives du lac étant très pentues, tout le monde a droit à sa vue sur le lac.

Au lac de Zurich, on peut y pratiquer tous les sports nautiques et même la pêche. On peut y pêcher toutes sortes de poissons exotiques comme l’Egli (perchaude), le Hecht (brochet) et la Forelle (truite). Pour ceux qui aiment les comparaisons, il en existe une surprenante entre le lac Memphrémagog et le lac de Zurich, telle qu’illustrée sur l’image ci-dessous.

Surprenant, non? Même taille à 10% près, même forme? On pourrait même dire que Magog, située au bout du lac, est notre petite Zurich à nous. Et le mont Owl’s head, nos petites Alpes…

J’aime bien cette comparaison, car le calme de la vie en Suisse et l’accessibilité au lac me donnent l’impression de vivre cette année dans un chalet que j’aurais loué. Qui sait, peut-être qu’un jour Magog deviendra une plaque tournante de la finance mondiale?

Publié par Famille QuebecZurich

Une famille Québécoise avec de jeunes enfants vivant une année en Suisse alémanique. Découvrez la Suisse avec nous: géographie, culture, plein air, vie familiale. Bonne lecture à tous.

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